En visio avec son « cousin » irlandais, Joe Biden joue l’atout trèfle

Loin des yeux

C’est une tradition vieille de soixante-dix ans. Depuis que l’ambassadeur d’Irlande aux Etats-Unis fit parvenir une botte de trèfles à Harry Truman, le 17 mars 1952, chaque président américain fête en grande pompe la Saint-Patrick, le saint patron de l’Irlande. Ainsi, le 17 mars, Joe Biden s’est-il entretenu par Zoom avec le premier ministre irlandais, ­rappelant la très grande « ­proximité » entre les deux pays. Si Micheál Martin, contrôlé positif au Covid-19 la veille de la rencontre, n’était pas à l’intérieur de la Maison Blanche, il en était tout proche.

Atout trèfle

Malgré les circonstances, Joe Biden avait pris soin de décorer son bureau aux couleurs de l’Irlande, et de son ancestral trèfle. Puisque les parties de Trivial Pursuit se jouent parfois à une anecdote historique près, rappelons que c’est au Ve siècle, lors d’un sermon passé à la postérité, que saint Patrick fit de la plante en question le symbole de l’Irlande. Pour expliquer la Trinité aux autochtones, Patrick se saisit en effet d’un trèfle pour leur faire visualiser le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Malin.

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Botte en touche

Prêt à tout pour plaire, Joe Biden avait également coincé dans la poche poitrine de sa veste une botte de trèfles irlandais. Un choix moins étonnant qu’il n’y paraît, car végétal et élégance masculine se conjuguent depuis bien longtemps. Ainsi, en France, les hommes arborent de véritables fleurs à la boutonnière depuis le XVIIe siècle. A l’époque, cette accessoirisation remplissait même une véritable fonction. Les fleurs en question devaient couvrir les odeurs corporelles des hommes moins scrupuleux sur leur toilette que sur leur apparence.

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Comme un pied

Si la diplomatie est une affaire de détails, l’inélégance aussi. Ainsi Joe Biden arbore-t-il, sur cette image, une cravate verte à pois marine, couplée à une paire de chaussettes marine à pois verts, nous renvoyant à une foule de questions : cette cravate et ces chaussettes étaient-elles vendues en kit ? Si oui, un aide de camp a-t-il arpenté les grands magasins à sa recherche ? Tout cela est-il bien raisonnable d’un point de vue purement esthétique ? A ce stade, nous n’avons la réponse qu’à la dernière question.

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Portrait vivant

Si Micheál Martin n’était pas présent physiquement à la Maison Blanche ce 17 mars, Abraham Lincoln, lui, était bien là, la barbe fournie et le regard perçant, veillant sur Joe Biden. Notons que ce ­portrait précis du seizième président des Etats-Unis a connu une étonnante heure de gloire, en 2015, lorsqu’un site parodique américain affirma que Barack Obama l’avait fait décrocher des murs pour le remplacer par une peinture de son chien Bo, provoquant l’ire des Républicains les plus bas du front.

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